Grußwort von Papst Franziskus 2015

Seiner Exzellenz,
dem Hochwürdigsten Herrn Erzbischof Guido Pozzo,
Sekretär der Päpstlichen Kommission „Ecclesia Dei“

Anläßlich der Romwallfahrt des Coetus Internationalis Summorum Pontificum, der die alte römische Liturgie in der Kirche bewahrt, übermittelt der Heilige Vater seinen herzlichen Gruß und wünscht, daß die Teilnahme an der Wallfahrt zu den Gräbern der Apostel eine innige Verbindung mit Christus bewirke, der in der Schönheit der Liturgie gefeiert wird, die uns den verklärten Herrn im Lichte seiner Herrlichkeit betrachten läßt, und daß sie dem Zeugnis der ewigen Botschaft des christlichen Glaubens zu einem neuen Aufschwung verhelfe. Seine Heiligkeit erfehlt die reichen Gaben des Heiligen Geistes und den mütterlichen Schutz der Gottesmutter und indem er zur Unterstützung seines Petrusdienstes bittet, im Gebet auszuharren, übermittelt er von ganzem Herzen Eurer Exzellenz, den Prälaten, den Priestern und allen Gläubigen, die an dieser heiligen Feier teilnehmen, den erbetenen Apostolischen Segen zur Vermittlung des fruchtbaren Weges der Kirche.

Pietro Kardinal Parolin
Staatssekretär Seiner Heiligkeit

Message du Pape François

Pontifex per #sumpont2015À Son Excellence Révérendissime, Mgr Guido Pozzo, Secrétaire de la Commission pontificale “Ecclesia Dei”, à l’occasion du pèlerinage à Rome du Cœtus Internationalis Summorum Pontificum qui maintient vivante dans l’Église l’antique liturgie romaine, le Saint-Père le pape François adresse son cordial salut, souhaitant que la participation au pieux itinéraire auprès des tombes des apôtres suscite une fervente adhésion au Christ, célébré dans la beauté de la liturgie qui fait contempler le Seigneur transfiguré dans la lumière de Sa gloire et procure un élan renouvelé au témoignage du message éternel de la foi chrétienne.

Sa Sainteté, invoquant les dons abondants de l’Esprit Saint et la maternelle protection de la Mère de Dieu, vous demande de persévérer dans la prière pour soutenir son ministère pétrinien et adresse de tout cœur à Votre Excellence, aux prélats, aux prêtres et à tous les fidèles présents à cette sainte célébration Sa bénédiction apostolique implorée, propitiatrice d’un chemin fécond ecclésial.

Cardinal Pietro Parolin
Secrétaire d’État de Sa Sainteté

HOMÉLIE DE MGR LUIGI NEGRI

Basilique Saint-Pierre-de-Rome, samedi 24 octobre 2015

Bien chers frères,

Les lectures de la liturgie rappellent la grande attente du salut par l’humanité tout entière et, en particulier, celle des pauvres, des humbles et des désespérés. Une attente similaire à celle au bord de la piscine de Bethsaïde où l’on attend que les eaux se meuvent pour que quelqu’un puisse y entrer et participer ainsi à la vie nouvelle promise par le Messie d’Israël.

Ça y est ! L’attente est terminée. L’attente est terminée parce que par son avènement le Christ a déchiré définitivement le voile des cieux et est entré dans l’épaisseur de l’histoire, de toute l’histoire. Le Christ est entré dans les grandeurs comme dans les faiblesses de l’histoire, dans les limites comme dans les tentations des hommes, mais aussi dans leur immense capacité d’affronter avec responsabilité, de génération en génération, le problème de leur destinée, de la fin à laquelle ils sont appelés et du Royaume de Dieu vers lequel ils vont et qui est déjà au milieu d’eux.
C’est le Christ qui est la vie nouvelle au milieu de nous. C’est en Lui que la vie se réalise pleinement, dans le mystère de sa mort, de sa résurrection et de son ascension, un mystère communiqué à chacun de nous dans la profondeur de notre foi et dans l’intensité de notre charité.

Le Christ est vie nouvelle parce que le salut est unique. C’est une nouvelle dilatation de l’intelligence et du cœur qui se traduit par une sensibilité nouvelle envers nous-mêmes, envers les autres et envers la réalité. Cette humanité nouvelle est en nous comme grâce, comme don de la foi, comme vérité non pas méritée mais offerte gratuitement pour combler cette attente profonde qui marque notre existence.

Face à cette grâce nous ne sommes pas et ne pouvons pas demeurer inertes, nous abandonnant à une espèce de fatalisme qui n’aurait rien de chrétien. Nous devons assumer nos responsabilités afin que la grâce, principe de vie nouvelle en nous, puisse mûrir, puisse pénétrer et se réaliser dans notre humanité et surtout, ainsi, devenir source de mission, source de communication. La foi nous est donnée pour communiquer.

Dans son encyclique Redemptoris Missio, saint Jean-Paul II disait que la « foi s’affermit lorsqu’on la donne ». La gratitude pour la grâce qui nous est donnée devient alors, au plus profond de notre conscience et de notre vie quotidienne, l’incitation à offrir notre contribution à la grande mission du Christ et de l’Église. Un engagement auquel nous devons contribuer de toutes nos forces, quelle que soit notre condition particulière et momentanée.

Le peuple chrétien ne possède qu’une seule grande vocation : communiquer la vie nouvelle du Christ à chaque homme afin que chacun puisse, s’il le veut, pénétré de cette grâce, y faire écho et faire, à son tour, l’expérience de cette vie nouvelle. La mission est donc la responsabilité première des chrétiens comme l’enseigne la grande et extraordinaire histoire bimillénaire de l’Église, dans ses vicissitudes et ses limites mais aussi dans ses si nombreux moments de gloire.

L’Église est cette présence inexorable de la vie du Christ qui vient offerte à tous ceux qui parfois ne la désirent pas, mais qui par notre témoignage sont incités à tourner leur regard vers Lui, peut-être pour la première fois, dans un monde aussi éloigné de la présence du Seigneur que peut l’être le nôtre.

Cette mission de l’Église a vu son identité, sa moralité, rythmée par deux mots d’ordre qu’elle a souvent dû prononcer tout au long de son histoire.

Le premier est POSSUMUS, NOUS POUVONS. Par cette attitude, l’Église a, de génération en génération, rencontré l’humanité : la foi a rencontré la raison ; la liberté chrétienne a rencontré la loi humaine ; les événements de la vie des peuples et des nations ont été imprégnés par la foi catholique de sorte que, en plus d’un cas, cette même foi a pu donner une contribution significative à la culture et à la civilisation.

Par ce possumus l’Église et le monde se sont rencontrés. L’humanité en quête a rencontré l’Église qui apporte le Dieu qui se révèle. L’existence humaine, personnelle et sociale, cette grande histoire de culture et de civilisation, trouve son sens dans la culture catholique qui n’est pas encore morte et nous parle au moyen des plus diverses formes d’expression culturelle. Dans l’horizon du possumus la mission a certainement eu la capacité de donner une contribution substantielle à l’amélioration de la vie humaine, personnelle et sociale.

Mais l’Église a également pu et dû prononcer, de façon inexorable, un second mot d’ordre : NON POSSUMUS, NOUS NE POUVONS PAS. En de nombreuses occasions, l’Église a dû dire qu’il n’était pas licite de vouloir éliminer sa présence de la vie de la société, de réduire les droits de Dieu et de contribuer ainsi inexorablement à la dégradation de la vie humaine et sociale. Nous ne pouvons pas. À aucun moment de l’histoire, si souvent dramatique, en particulier de l’Europe, l’Église n’a reculé devant son devoir de dénoncer la légitimité de certaines idéologies, de certaines orientations culturelles, sociales et politiques, quitte à se retrouver toute seule.

L’Église, par son non possumus, n’a pas rompu le dialogue avec les hommes mais elle a refusé que les idéologies puissent avoir une prise significative sur son existence. Vouée à la défense du caractère sacré de la paternité et de la maternité, des événements les plus signifiants de la vie humaine – aujourd’hui fragilisés, ruinés et remplacés par des formes absolument inacceptables de vie en commun –, elle refuse ce qui, en s’opposant à elle, prétend avilir l’homme, le mystère de la vie, le mystère de l’amour.

L’Église ne pourra jamais dire seulement possumus, tout comme elle ne pourra jamais dire seulement non possumus. Fidèle à son devoir de mission, elle doit toujours rendre possible la rencontre entre le Christ et le cœur de l’homme, alterner les ouvertures et les refus, les approbations intellectuelles et morales et les oppositions à tout ce qui va contre les droits de Dieu et crée ainsi les conditions d’un déclin, d’une déshumanisation de la vie humaine et sociale, dont la société contemporaine nous donne un terrible exemple.

Prenons garde, mes bien chers frères : si nous substituons au binôme possumus – non possumus, un possumus à sens unique, qui soumet la chrétienté à la mentalité dominante de ce monde, nous adhérons à son objectif négatif et diabolique : l’élimination du Christ et de l’Église. Nous ne pouvons accepter que trop d’événements, d’initiatives ou de tentatives de notre monde catholique si diversifié soient fortement conditionnés par la volonté de plaire au monde et de recevoir son appui.

Nous voulons voir le visage du Christ. Ce visage du Christ qui éclate dans la beauté de la liturgie et, comme y fait allusion le Saint-Père dans son message à ce pèlerinage, nous amène à sa gloire définitive. Ce visage est en même temps celui du Christ Ressuscité et du Souverain Juge. Nous ne voulons rien d’autre que plonger chaque jour le regard de notre intelligence et de notre cœur dans le visage très aimé du Seigneur. Afin que naisse une compréhension nouvelle, de nous et du monde. Nous voulons un cœur nouveau pour aimer chaque homme de ce monde comme un élément nouveau du mystère du Christ qui se révèle. Nous voulons apprécier l’utilité de notre époque et de notre vie seulement dans la mesure de l’affirmation du Christ qu’elles permettent et non dans celle de l’affirmation de notre puissance. Voici ce que nous voulons.

Confions à la Très Sainte Vierge Marie la Sainte Église de Dieu pour que la joie qui naît de la foi sache soutenir aussi le sacrifice de notre vie quotidienne, la nôtre comme celle de toute l’Église, afin de rendre inséparable un binôme qui semble impossible à la mentalité mondaine : joie et sacrifice. Ainsi soit-il.

OMELIA DI MONS. LUIGI NEGRI

BASILICA DI SAN PIETRO IN VATICANO – 24 OTTOBRE 2015

monsnegri2Sia lodato Gesù Cristo
Sempre sia lodato.

La parola della liturgia richiama la grande attesa della salvezza dell’intera umanità e, in particolare, l’attesa dei poveri, degli umili, dei disperati. Quella stessa attesa che ad un certo punto si muovesse l’acqua della piscina, perché qualcuno potesse entrare in essa e così partecipare della novità di vita identificata nel Messia d’Israele.

Ecco! Ora l’attesa è finita. L’attesa è finita perché l’avvenimento di Cristo ha squarciato definitivamente i cieli ed è penetrato dentro lo spessore della storia – dell’intera Storia – con tutte le sue grandezze e le sue povertà, con tutti i suoi limiti e le sue tentazioni, ma anche con l’immensa capacità dell’uomo, di affrontare responsabilmente, di generazione in generazione, il problema del destino della sua vita, del fine a cui è chiamato, del Regno di Dio cui tendiamo e che è in mezzo a noi.

È Cristo la vita nuova in mezzo a noi: la vita è pienamente realizzata in Lui, nel mistero della Sua Morte e Resurrezione e della Sua Ascensione, mistero comunicato a ciascuno nella profondità della nostra fede e nell’intensità della nostra carità.

Vita nuova perché la salvezza è una. E’ una nuova dilatazione dell’intelligenza e del cuore che si traduce poi in una nuova sensibilità verso sé stessi, verso gli altri, verso la realtà. Questa umanità nuova è dentro di noi come grazia, come dono della fede. Come verità non meritata ma offerta gratuitamente a quell’attesa profonda che anima la nostra esistenza.

Di fronte a questa grazia noi non siamo e non possiamo rimanere inerti come abbandonandoci ad una sorta di fatalismo che non è cristiano. Noi dobbiamo assumerci la nostra responsabilità, perché la grazia, principio di vita nuova in noi, sede di vita nuova in noi, possa maturare, possa investire e realizzarsi nella nostra umanità, ma soprattutto, realizzandosi nella nostra umanità, possa diventare principio di missione, principio di comunicazione. La fede ci è data per comunicare.

Nella Redemptoris Missio, San Giovanni Paolo II diceva: la fede si irrobustisce donando. Dunque, la gratitudine per la grazia che ci è stata data, diviene, nella profondità della nostra coscienza e del nostro vivere quotidiano, l’intendimento a offrire il nostro contributo alla grande missione di Cristo e della Chiesa. Un impegno a cui dobbiamo collaborare con tutte le nostre forze, quali siano gli ambiti del quotidiano, le circostanze che affrontiamo, i luoghi e le funzioni che abbiamo.

Una sola grande vocazione appartiene al popolo cristiano: comunicare la vita nuova di Cristo ad ogni uomo perché ogni uomo possa, investito di questa grazia, se vuole, corrispondere e fare anch’egli, a sua volta, esperienza di questa novità. Dunque la responsabilità cristiana è la missione, e questa è stata la grande e straordinaria, lezione della Chiesa nella sua storia bimillenaria, variegata faticosa, talora segnata da tanti limiti, ma segnata anche da tanta gloria.

La Chiesa è questa presenza inesorabile della vita di Cristo che viene offerta a tutti coloro che qualche volta non la desiderano neppure, ma dalla nostra presenza di testimoni vengono sollecitati a guardare Cristo, magari per la prima volta, in un mondo come quello in cui viviamo, così lontano dalla presenza del Signore.

Questa missione ha visto la sua identità, la sua moralità scandita da due grandi parole che nella sua storia la Chiesa ha spesso potuto e dovuto dire: la prima parola è la parola POSSIAMO, POSSUMUS, e in questa parola, in questo atteggiamento la Chiesa ha, di generazione in generazione, incontrato l’umanità; la fede ha incontrato la ragione; la libertà cristiana ha incontrato la legge umana; le vicende della vita, dei popoli e delle nazioni sono state inculturate dalla fede cattolica, così che, in più di un caso, questa fede cattolica ha saputo dare un contributo significativo a forme di cultura e di civiltà.

Nel possumus la Chiesa e il mondo si sono incontrati. L’umanità in ricerca si è incontrata con la Chiesa che porta il Dio che si rivela. L’esistenza umana, personale e sociale, questa grande storia di cultura e di civiltà, è significata dalla grande cultura cattolica che non è ancora finita e che ci parla attraverso le più diverse forme di espressione culturale. La missione ha avuto certamente nell’orizzonte del possumus la capacità di dare un contributo significativo all’incremento della vita umana, personale e sociale

Ma la Chiesa ha potuto e dovuto dire, in modo inesorabile, anche un’altra parola: NON POSSIAMO, NON POSSUMUS. La Chiesa in molte occasioni ha dovuto dire che non era lecito non denunciare il tentativo di eliminare la presenza della Chiesa dalla vita della società, ridurre i diritti di Dio, i diritti della Chiesa, e quindi inesorabilmente contribuire al degrado della vita umana e sociale. Non possiamo. Non c’è stato nessun momento della storia per quanto drammatica, soprattutto dell’occidente europeo, in cui la Chiesa non si sia, talvolta anche da sola, assunta la responsabilità di negare la legittimità di certe ideologie, la legittimità di certe impostazioni culturali, sociali e politiche.

La Chiesa, nel suo non possumus, non ha chiuso il dialogo con gli uomini, ma ha negato che le ideologie potessero essere un avvenimento significativo per la sua vita. La denuncia di ciò che contrastando la Chiesa avvilisce l’uomo, il mistero della vita, il mistero dell’amore. La sacralità della paternità e della maternità, gli avvenimenti più significativi della vita umana, stravolti, abbattuti, sostituiti da forme assolutamente inaccettabili di convivenze personali, familiari o sociali.

La Chiesa non potrà mai dire solo possumus, come non potrà mai dire soltanto non possumus. Dovrà, nella responsabilità missionaria, rendere possibile l’incontro fra Cristo e il cuore dell’uomo, dovrà sapere ritmare le aperture e le chiusure, le accoglienze intellettuali e morali e la negazione per tutto ciò che va contro i diritti di Dio. E andando contro i diritti di Dio mette le condizioni per un degrado, per una disumanizzazione della vita umana e sociale di cui è terribile esperienza la società in cui la Chiesa vive oggi.

Guai a noi dunque fratelli, se sostituiamo al binomio possumusnon possumus, un possumus a senso unico che consegna la cristianità alla mentalità dominante, che fa diventare obbiettivo della nostra vita ciò che è perseguito dal mondo nel suo aspetto negativo e diabolico: l’eliminazione di Cristo e della Chiesa. Noi non possiamo accettare che troppi avvenimenti o iniziative o tentativi in questo variegato mondo cattolico, siano fortemente condizionati da una volontà di piacere al mondo e di riceverne il suo appoggio.

Noi vogliamo vedere il volto di Cristo. Questo volto di Cristo che sfolgora nella bellezza della liturgia, e, come accennava il Santo Padre nel suo messaggio, ci introduce alla gloria definitiva del Suo volto. Il volto che è al tempo stesso di Risorto e di Giudice. Noi vogliamo solo mettere ogni giorno gli occhi della nostra intelligenza e del nostro cuore nel volto amatissimo del Signore. Perché da lì nasca un’intelligenza nuova, di noi e del mondo. Un cuore nuovo che ci fa amare ogni uomo che viene in questo mondo come parte del mistero di Cristo che ci si rivela. Che ci faccia sentire l’utilità del nostro tempo e della nostra vita soltanto come affermazione di Cristo e non come affermazione del nostro potere. Questo vogliamo.

Affidiamo alla Vergine la Santa Chiesa di Dio perché la letizia che scaturisce dalla fede sappia portare anche il peso del sacrificio della nostra vita quotidiana – della vita di tutta la Chiesa come di quella di ciascuno di noi – così da rendere inscindibile un binomio, che per la mentalità mondana sembra impossibile: letizia e sacrificio.

E così sia.